Actualité Liga - Football espagnol

Madridicule

Football espagnol - info
29/10/2009 - 08:34

« Va t-en ! » : la Une de Marca ne pouvait être plus claire, ce matin, après l’humiliante défaite (4-0) du Real Madrid de Manuel Pellegrini devant la très petite équipe de Segunda B (3ème division) d’Alcorcon. S’il est un bouc-émissaire après ce désastre, c’est sans aucun doute l’entraîneur Chilien du club merengue. Pris à partie par la presse nationale et littéralement descendu par le quotidien pro-madrilène Marca, Manuel Pellegrini était très largement appelé à la démission, au lendemain d’un cauchemar sans nom, dont les coéquipiers de Karim Benzema auront beaucoup de mal à s’extirper. « Il ne peut pas rester ne serait ce qu’un dixième de seconde de plus », « j’espère qu’en me levant demain matin, il aura pris le premier avion pour le Chili ». A ces invectives, l’ancien patron de Villareal répondait abasourdi : « je ne pense démissionner ni aujourd’hui, ni demain ». Quant à Florentino Perez, le tout puisant président du club le plus riche de la planète, il a réservé sa décision ne souhaitant pas réagir à chaud à ce qu’il qualifie lui-même de « défaite humiliante ».

Et si ce résultat retentissant a pris tant d’ampleur en Espagne, et à travers le monde, au point que le directeur sportif, Jorge Valdano, demande « pardon au Madridisme », c’est bien entendu pour le paradoxe ahurissant qu’il fait ressortir. Marca s’écriait encore : « David a vaincu Goliath ». Et ce sont probablement les chiffres qui parlent le mieux du canyon séparant le Real Madrid de son incroyable rival : le budget de la maison blanche est 400 fois plus élevé que celui du petit club de la banlieue Madrilène (420 millions d’euros contre 1,1 million), alors que le salaire annuel de Cristiano Ronaldo (12,5 millions d’euros) est 347 fois supérieur à celui du plus gros salaire de l’équipe adverse, Borja Perez, auteur de 2 buts hier soir.

Plus que jamais, le Real est dans la tourmente. Si sa défaite face aux « retraités » du Milan AC avait engagé à douter de sa capacité à atteindre son principal objectif de la saison, à savoir remporter une dixième Ligue des Champions, l’inconcevable déroute d’hier soir a mis fin à l’énorme engouement médiatique qu’avait suscité son recrutement et son début de saison. Ce qui était craint est désormais dénoncé : le Real Madrid 2009-2010 n’est pas une équipe, mais une somme d’individualités. Le seul lien qui semble unir ces dernières réside dans leur médiocrité, si l’on exclut Cristiano Ronaldo, dont la dépendance se fait plus grande à mesure que les matchs se succèdent.

Pour autant, le Real Madrid n’est pas encore éliminé de la Coupe du Roi, dont la rencontre d’hier n’était que le premier tour aller des clubs de l’élite. Seulement, les « galactiques » ont gaspillé tous leurs jokers, et plus aucune faute ne leur sera pardonnée. Dès dimanche, dans un Bernabéu qui promet d’être hostile, les coéquipiers de Raul se devront de relever la tête face au voisin Getafe dont les visites à Chamartin se sont toujours révélées houleuses. Le Real Madrid est –il un grand club ? Cela ne fait guère de doute. Saura-t-il le démontrer comme l’exige Alfredo di Stefano ? Réponse samedi en fin d’après-midi.



Kévin Erkeletyan.

LDC: coup de froid au Real

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26/10/2009 - 08:20

Porté à ébullition par ses deux précédents succès européens, le stade Santiago Bernabéu avait réservé un accueil des plus chaleureux aux protégés de Silvio Berlusconi. Mais c’est une douche froide qui s’est abbatue sur Madrid.

Pourtant, tout avait bien commencé. Prenant le jeu à leur compte dès les premières minutes du match, les coéquipiers d’Iker Casillas, semblaient mieux à même de s’imposer dans ce choc continental entre les deux équipes les plus titrées sur la scène européenne. Regroupés dans leur moitié de terrain, les Milanais tentaient de repousser l’échéance instaurant un « catennaccio » de circonstance, compte tenu de la supériorité physique et technique apparente des « merengues ». Cependant, l‘ouverture du score ne fut pas le résultat de la pression Madrilène, mais d’une nouvelle faute grossière d’un gardien indigne du haut niveau : Dida. Après avoir capté, en deux temps, un ballon pourtant anodin, le portier brésilien a ouvert la voie du but à Raul en relâchant, inexplicablement, le cuir dans ses six mètres (19°). Le capitaine du Real libérait l’assistance et redevenait, du même coup, co-meilleur buteur de l’histoire des coupes d’Europe, à égalité avec son adversaire du jour, Pippo Inzaghi. Pris de torpeur, les « rossoneri » se contentèrent alors de limiter la casse et d’attendre le repos, sous les quolibets des « socios » du Bernabéu, menés par le groupe « Ultrassur ».

Au retour des vestiaires, transis par le froid et la pluie, ou satisfaits d’un si faible écart, les hommes de Pellegrini ont paru manquer de concentration et d’attention, produisant un jeu semé de déchets. A l’image de Sergio Ramos et Granero, le Real Madrid peinait dans la construction du jeu et laissait aux « retraités » du Milan AC le loisir d’exploiter un nombre conséquent d’espaces et de bénéficier d’une certaine liberté de mouvement. Une nouvelle configuration dont Andrea Pirlo a pleinement profité en catapultant une frappe lointaine au raz du poteau d’Iker Casillas. Retentissant ! Un profond silence et des injures plus tard, la partie reprenait… sur les mêmes bases. Pénalisé par la nonchalance de ses cadres et la maladresse de l’ensemble, le club neuf fois vainqueur de la compétition, loin de réagir, reculait de plus en plus, et offrait aux individualités Milanaises la perspective d’une victoire inespérée. Ces dernières ne se privèrent pas de concrétiser leurs espoirs. Pato, par deux fois, donna l’avantage à son club : 3 minutes après l’égalisation de Pirlo et 12 minutes après celle de Drenthe pour le Real. Ivre d’allégresse, Leonardo, sur un siège éjectable avant sa venue en Espagne, pouvait embrasser son jeune compatriote.

Sans cohésion, sans génie, sans créativité, le Milan est donc sorti vainqueur de ce duel au sommet, et pourra compter sur l’engouement de son exploit pour définitivement lancer une saison bien mal commencée. Quant au Real Madrid, il semble souffrir de ce que les journaux Français appelleraient une « Ronaldo-dépendance ». Sans le portugais, le Real est transfiguré, voire même défiguré. En plus d’être décisif, le ballon d’or lusitanien donne vie et consistance à ses coéquipiers, et incarne le jeu Madrilène. Les performances de Benzema et Kaka en témoignent largement. Le premier fut totalement transparent et aurait sans doute été remplacé si l’infirmerie du Real avait laissé à son entraîneur Chilien davantage de ressources. Le second, semblait avoir passé un pacte avec son ancien club, tant son inefficacité et son manque de dynamisme ont agacé le public de Chamartin. Et même si la performance de l’arbitre de la rencontre fut encore plus mauvaise (penalty oublié, mains non sanctionnées, corners non attribués,…), l’ancien roi d’Europe est encore bien loin de « sa » finale de Ligue des Champions. Rendez-vous le 22 mai prochain : même lieu, même heure,… mêmes équipes ?


Kévin Erkeletyan.

Negredo, futur grand.

Football espagnol - info
17/10/2009 - 09:39

Si l’Espagne n’avait d’autre objectif collectif que de rester invaincue lors de ses deux derniers matchs de qualification, pour la Coupe du Monde 2010, quelques uns de ses joueurs jouaient déjà leur maintien au sein de la sélection de Vicente del Bosque. Alvaro Negredo était l’un d’eux. Brillant l’an passé avec le modeste club d’Almeria, où il inscrit 19 buts, le jeune buteur de 24 ans s’est révélé aux yeux de ses compatriotes et s’est imposé comme un choix possible pour la « Roja », à un an d’une compétition dont les champions d’Europe apparaissent favoris. Passé par le centre de formation du Real Madrid, il n’a pourtant pas été conservé par la « maison blanche », qui a versé près de 5 millions d’euros pour le récupérer, avant qu’il ne soit victime de la nouvelle politique « galactique » du président Florentino Perez. Ce Madrilène d’origine s’est vu contraint de retrouver l’Andalousie et de s’envoler pour le FC Séville, contre la modique somme de… 15 millions d’euros.

Doué d’un sens du but indéniable, il pourrait bien être le troisième homme de l’attaque Espagnole en juin prochain, pour épauler les deux indétrônables titulaires, Fernando Torres et David Villa. Ces derniers jours, il s’est d’ailleurs illustré sous les couleurs sang et or qu’il étrennait pour la première fois. Entré en jeu à la 55ème minute contre l’Arménie, il a réalisé un doublé pour sa première titularisation, 4 jours plus tard, en Bosnie. Deux buts révélateurs d’un joueur aux multiples facettes : à la fois puissant et intelligent, il trompe le portier Bosniaque d’une très belle frappe en pivot dans la surface, avant de signifier son sens de l’efficacité d’une inesthétique reprise du genou droit.

Des débuts en sélection qui confirment sa valeur et annoncent l’avènement d’un joueur de classe internationale, dont le Real Madrid commence à regretter le départ. Alvaro Arbeloa, le défenseur du club « merengue », ne s’est d’ailleurs pas privé de faire l’éloge de son coéquipier en équipe nationale : « C’est un galactique, j’espère qu’il reviendra à Madrid ». Une éventualité qui pourrait bien devenir réalité. En effet, la juteuse revente du joueur, l’été dernier, ne s’est pas faite dans l’ignorance et l’aveuglement le plus total : une clause prévoit une possibilité de rachat à hauteur de 18 millions d’euros, dès la fin de la première année de contrat du joueur, ou de 21 millions d’euros, à la fin de la seconde. Seulement, la deuxième ère du « Galactisme » Madrilène n’a-t-elle pas commis une grossière erreur en livrant un joueur de ce niveau à un rival aussi dangereux que le FC Séville ?


Kévin Erkeletyan.

Le Barça déjà à sa place

Football espagnol - info
01/09/2009 - 09:07

Le champion d'Espagne sortant, le FC Barcelone, accueillait hier soir Gijon dans le dernier match de la première journée de Liga. Un entrée en matière réussie, le score parle de lui même: 3-0.
Sans forcer leur talent, les Barcelonais ont su faire la différence avec un bon Boyan et grâce au premier but en championnat de Ibrahimovic sous ses nouvelles couleurs inscrit en fin de match.
Le Real Madrid aura plus souffert face au Déportivo La Corogne. La victoire fût longtemps contestée et c'est finalement Lassana Diarra qui donnera définitivement l'avantage aux Meringués à la 60ème (3-2). Notons enfin la bonne prestation de Benzema qui n'a pas marqué mais qui a trouvé le montant notamment sur le premier but de Raul...
De son côté, Valence est venu à bout du FC Seville sur le score de 2-0, Getafe réalise une belle opération en l'emportant sur la pelouse due Santander (4-1). Ils sont leader en compagnie du FC Barcelone et de Malaga qui l'a également emporté 3-0 face à l'Athletico Madrid.

CG

Revoila le Real...

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26/01/2009 - 11:06

Vainqueur du Deportivo La Corogne 1-0, les Madrilènes sont, grâce aux résultats favorables de cette 20ème journée de Liga, les nouveaux dauphins des intouchables joueurs du FC Barcelone... à 12 points derrière mais dauphins quand même! Un classement qui fait à l'heure actuel un peu moins désordre par rapport aux objectifs initiaux du club qui reste malgré tout plongé dans la tourmente suite à la démission de son Président qui serait impliqué dans des malversations au sein même du conseil d'administration...
Seville, qui a perdu 3-1 chez l'avant dernier, Majorque, est désormais troisième à quinze points du leader Barcelonais qui vient d'enchainer une huitième victoire consécutive et qui semble déjà se diriger vers un nouveau sacre que personne ne semble lui contester...
Dans le bas du classement, Osasuna, l'Espagnol de Barcelone et Majorque ferment la marche. Osasuna semble en grande difficulté malgré un bon match nul à Villareal 1-1, à six points du premier non reléguable...

CG

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